KaZeo
+
albert einstein09
Follow me
Join now
Rubriques
Newsletter
Liens partenaires
  • Aucun lien actuellement

Salut à tous

Les astronomes ont passé des décennies à essayer de déterminer le comportement excentrique d'une étoile vieillissante surnommée "Nasty 1" résidant dans notre galaxie, la Voie Lactée.

Nasty 1 a été identifiée comme une étoile Wolf-Rayet, une étoile évoluant rapidement et qui est beaucoup plus massive que notre Soleil.

L'étoile perd rapidement ses couches externes remplies d'hydrogène, exposant son noyau super-chaud et extrêmement lumineux d'hélium en combustion.

Mais Nasty 1 ne ressemble pas à une étoile Wolf-Rayet typique.

Des astronomes utilisant le télescope spatial Hubble de la NASA s'attendaient à voir un écoulement bipolaire de lobes jumeaux de gaz de l'étoile, peut-être similaires à ceux émanant de l'étoile massive Eta Carinae.

Les astronomes ont été surpris, toutefois, de trouver un disque en forme de crêpe de gaz entourant l'étoile.

La vaste disque est près de 1000 fois le diamètre de notre Système solaire.

Il s'est peut-être formé à partir de l'interaction entre Nasty 1 et une étoile compagnon invisible.

L'étoile peut représenter une brève étape transitoire dans l'évolution des étoiles très massives.

Le surnom de Nasty 1 a été dérivé de son nom de catalogue de NaSt1.

Science Credit: NASA, ESA, and J. Mauerhan (University of California, Berkeley)

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/21/

http://pgj-new.pagesperso-orange.fr/0515-nouvelles.htm

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

Amicalement

Samedi 23 Mai 2015 à 04h01 dans AccueilPoster un commentaire

Salut à tous

La galaxie d'Andromède est le voisin le plus proche de notre Voie lactée dans l'espace.

La majestueuse spirale de plus de 100 milliards d'étoiles est comparable en taille à notre propre galaxie.

A une distance de 2,5 millions d'années-lumière, elle est si proche de nous que la galaxie peut être vue comme une tache de lumière en forme de cigare haute dans le ciel d'automne.

Mais si vous pouviez voir l'énorme bulle de chaud plasma diffus qui l'entoure, elle semblerait 100 fois le diamètre angulaire de la Pleine Lune.

Le gargantuesque halo est estimé contenir la moitié de la masse des étoiles dans la galaxie d'Andromède elle-même.

Elle peut être considérée comme l'"atmosphère" d'une galaxie.

Des astronomes utilisant Hubble ont identifié le gaz dans le halo d'Andromède en mesurant comment il filtre la lumière des brillants objets lointains d'arrière-plan appelés quasars.

Cela équivaut à voir la lueur d'une lampe de poche qui luit à travers un brouillard.

Cette découverte promet d'en dire plus aux astronomes sur l'évolution et la structure d'un des plus communs types de galaxies dans l'Univers.


Illustration Credit: NASA, ESA, and A. Feild (STScI)

Science Credit: NASA, ESA, N. Lehner and J.C. Howk (University of Notre Dame), and B. Wakker (University of Wisconsin, Madison)

http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2015/15/

http://pgj-new.pagesperso-orange.fr/0515-nouvelles.htm#NGC_5128

Le Meilleur du télescope spatial Hubble

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

Amicalement

Dimanche 17 Mai 2015 à 05h04 dans AccueilPoster un commentaire

Salut à tous

Une nouvelle étude suggère de rebaptiser ces emblématiques structures “Les Piliers de la Destruction”

Des astronomes sont parvenus, grâce à l'instrument MUSE qui équipe le Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO, à dresser la toute première carte tridimensionnelle des célèbres Piliers de la Création dans la Nébuleuse de l'Aigle, également notée Messier 16.

Les nouvelles observations renseignent sur la distribution spatiale des diverses colonnes de poussière au sein de cette emblématique structure et révèlent de nombreux nouveaux détails – notamment l'existence d'un jet inconnu en provenance d'une jeune étoile.

Le rayonnement intense ainsi que les vents stellaires issus des brillantes étoiles de l'amas ont lentement sculpté les Piliers de la Création et devraient totalement les dissiper au cours des trois millions d'années à venir.


Visualisation 3D des Piliers de la Création - Crédit : ESO/M. Kornmesser

La toute première image des célèbres Piliers de la Création a été acquise par le Télescope Spatial Hubble du consortium NASA/ESA voici très exactement vingt ans.

Très rapidement, elle s'est imposée comme l'une des images les plus emblématiques et les plus poignantes de ce programme spatial.

Depuis lors, ces nuages ondoyants, qui s'étendent sur plusieurs années-lumière [1], n'ont cessé de surprendre les scientifiques ainsi que le grand public.

Les structures proéminentes ainsi que l'amas d'étoiles NGC 6611 situé non loin de là, composent la région de formation stellaire baptisée Nébuleuse de l'Aigle, par ailleurs notée Messier 16 ou M16.

La nébuleuse et les objets qui lui sont associés se situent à quelque 7000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Serpent.

Les Piliers de la Création sont emblématiques des structures, en forme de colonnes, qui se développent au cœur des vastes nuages de gaz et de poussière et qui sont le berceau de nouvelles étoiles.

Les colonnes surgissent lorsque l'intense rayonnement ultraviolet ainsi que les violents vents stellaires en provenance des étoiles massives, fraîchement formées, de couleur blanc-bleu et de types O et B, expulsent de leur environnement proche la matière de plus faible densité.

Des poches de gaz et de poussière de densité plus élevée peuvent toutefois résister plus longtemps à ce processus d'érosion.

La matière située à l'arrière-plan de ces épaisses régions poussiéreuses se trouve alors protégée du rayonnement foudroyant en provenance des étoiles de types O et B.

Cet écran protecteur génère de sombres “queues”, ou bien encore des “trompes d'éléphant”, qui nous apparaissent tels des piliers poussiéreux orientés en direction opposée à celle des étoiles brillantes.

L'instrument MUSE qui équipe le Très Grand Télescope de l'ESO a révélé l'évaporation continue des Piliers de la Création à un degré de précision inédit, tout comme leur orientation.

MUSE a révélé que l'extrémité du pilier latéral gauche nous fait face et constitue en réalité la partie supérieure d'un pilier qui se situe derrière NGC 6611, à la différence des autres piliers.

Cette extrémité reçoit de plein fouet le rayonnement en provenance des étoiles de NGC 6611 – raison pour laquelle elle nous apparaît bien plus brillante que les piliers situés dans l'angle inférieur gauche, au centre et à droite de l'image, et dont les extrémités figurent toutes à l'extérieur de notre champ de vision.

Les astronomes espèrent mieux comprendre la façon dont les jeunes étoiles de types O et B telles celles qui composent NGC 6611 influencent la formation des étoiles de la génération suivante.

De nombreuses études ont conclu à la formation de protoétoiles au sein de ces nuages – en cela, ils constituent bel et bien des Piliers de la Création.

La nouvelle étude met également en évidence l'existence de deux étoiles en gestation au sein des piliers de gauche et du centre, ainsi que celle d'un jet en provenance d'une jeune étoile qui, jusqu'à présent, nous avait échappé.

Au sein d'environnements tels les Piliers de la Création se joue une véritable course contre la montre : la formation de nouvelles étoiles se heurte en effet à l'évaporation continue des piliers, sous l'effet de l'intense rayonnement en provenance des étoiles massives existantes.

En leur permettant de mesurer le taux d'évaporation des Piliers de la Création, MUSE a offert aux astronomes la possibilité de dater leur fin prochaine.

Chaque million d'années, ils perdent l'équivalent de 70 masses solaires.

A ce rythme, et sachant que leur masse actuelle avoisine les 200 masses solaires, l'espérance de vie des Piliers de la Création ne devrait pas excéder les quelque trois millions d'années – un battement de cil à l'échelle cosmique.

Il semble donc que ces emblématiques colonnes cosmiques doivent être rebaptisées “Piliers de la Destruction”.

Note(s) :

[1] Le pilier latéral gauche, qui nous apparaît en totalité depuis sa base jusqu'à son sommet, semble mesurer quelque quatre années-lumière de long. Il constitue le pilier le plus long et sa hauteur est le double de celle du pilier latéral droit.

Plus d'informations :

Ce travail de recherche a fait l'objet d'un article intitulé "The Pillars of Creation revisited with MUSE: gas kinematics and high-mass stellar feedback traced by optical spectroscopy" par A. F. McLeod et al., à paraître au sein de l'édition du 30 avril 2015 de la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

L'équipe est composée de A. F. Mc Leod (ESO, Garching, Allemagne), J. E. Dale (Observatoire de l'Université de Munich, Munich, Allemagne; Cluster d'Excellence Univers, Garching près de Munich, Allemagne), A. Ginsburg (ESO), B. Ercolano (Observatoire de l'Université de Munich ; Cluster d'Excellence Univers), M. Gritschneder (Observatoire de l'Université de Munich), S. Ramsay (ESO) et L. Testi (ESO; INAF/Observatoire d'Astronomie d'Arcetri, Florence, Italie).

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde.

L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.

L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques.

L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie.

L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor.

À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge.

C'est le plus grand télescope pour les grands sondages.

Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible.

L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation.

L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

Liens :

- L'article de recherche

- Photos du VLT

- Photos de MUSE

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1518/

http://pgj-new.pagesperso-orange.fr/0515-nouvelles.htm#piliers

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

Amicalement

Lundi 11 Mai 2015 à 02h26 dans AccueilPoster un commentaire

Salut à tous

Une capsule de ravitaillement spatiale russe est hors de contrôle depuis hier et va chuter sur la planète Terre.

image; beegeek@

La nouvelle a de quoi faire réfléchir sur la course effrénée à l’espace.

L’agence spatiale russe a, depuis hier, perdu le contrôle d’un cargo de ravitaillement Progress qui avait pour mission de ravitailler la Station spatiale internationale (ISS).

Ne répondant plus aux sollicitations des ingénieurs présents au sol, le vaisseau est en train de chuter inexorablement vers la planète Terre.

Faut-il avoir peur du scénario catastrophe ?
Impact programmé le 7 mai 2015

Le cargo spatial Progress ne pourra donc pas accomplir sa mission de ravitaillement en eau, nourriture et matériel scientifique des astronautes présents sur ISS.

À cause de cette panne de transmission, ce dernier n’est pas parvenu à se positionner correctement et chute maintenant vers la Terre.

Si les scientifiques ne parviennent pas à rétablir la liaison, ce dernier devrait entrer dans l’atmosphère terrestre entre le 7 et le 11 mai prochain.

Selon un responsable du complexe spatial russe qui s’est confié à l’AFP sous couvert d’anonymat

« Il est impossible de dire quand exactement le cargo retombera sur Terre, cela dépend de beaucoup de facteurs.

Mais la chute s’effectuera dans des conditions incontrôlables », faut-il donc s’inquiéter ?
Des débris toucheront la Terre

Nous ne savons donc pas exactement quand ni où le vaisseau Progress entrera dans l’atmosphère.

Logiquement, la plus grosse partie de la capsule de ravitaillement devrait se désintégrer lorsqu’elle entrera dans les couches denses de l’atmosphère.

Mais la taille imposante de l’objet implique que des débris devraient inévitablement toucher le sol.

Selon Holger Krag, directeur du Bureau des débris spatiaux de l’ESA interrogé par 20minute...

Lire la suite de l‘article sur Begeek.fr ;

http://www.begeek.fr/cargo-spatial-russe-incontrolable-faut-il-sinquieter-168253

Amicalement

Samedi 02 Mai 2015 à 03h11 dans AccueilPoster un commentaire

Salut à tous

Et si les briques élémentaires de la chimie de la vie étaient universelles ?

Pour la première fois des astronomes ont détecté la présence de molécules organiques complexes, les briques élémentaires de la vie, dans le disque protoplanétaire entourant une jeune étoile.

Cette découverte, réalisée avec le grand réseau (sub)-millimétrique de l'Atacama (ALMA), confirme que les conditions qui ont donné naissance à la Terre et au Soleil ne sont pas uniques dans l'Univers.

Les résultats de cette étude sont publiés dans l'édition du 9 avril 2015 de la revue Nature.

Vue d'artiste du disque protoplanétaire entourant le jeune étoile MWC 480 - Crédit : B. Saxton (NRAO/AUI/NSF)

De nouvelles observations réalisées avec ALMA révèlent que le disque protoplanétaire entourant la jeune étoile MWC 480 [1] contient une grande quantité d'acétonitrile (cyanure de méthyle (CH3CN)), une molécule complexe à base de carbone.

Cette molécule et sa plus simple cousine, le cyanure d'hydrogène (HCN) ont été toutes les deux découvertes dans les confins froids du tout récent disque entourant l'étoile, dans une région que les astronomes pensent être analogue à la ceinture de Kuiper – le royaume des planétésimaux glacés et des comètes dans notre propre Système Solaire, au-delà de Neptune.

Les comètes conservent la primauté pour le développement d'une chimie dans le Système Solaire, à l'époque de la formation planétaire.

Les comètes et les astéroïdes des bordures du Système Solaire sont supposés avoir ensemencés la jeune Terre avec de l'eau et des molécules organiques, aidant ainsi à créer les conditions pour le développement de la vie primordiale.

« L'étude des comètes et des astéroïdes montre que la nébuleuse solaire qui a engendré le Soleil et les planètes était riche en eau et en composants organiques complexes,

» note Karin Öberg, astronome au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics in Cambridge, Massachusetts, USA et premier auteur de cette étude.

« Nous avons même maintenant des preuves que cette chimie existe ailleurs dans l'Univers, dans des régions qui peuvent former des systèmes solaires pas forcément différents du notre.

» Ce qui est particulièrement intriguant, souligne Karin Öberg, c'est que jusqu'à présent les molécules trouvées dans MWC 480 n'avaient été observées dans des concentrations similaires que dans les comètes du Système Solaire.

L'étoile MWC 480, dont la masse est environ deux fois celle du Soleil, est située à 455 années-lumière de la Terre, dans la région de formation stellaire du Taureau.

Le disque qui l'entoure est dans les toutes premières phases de son développement. Il vient tout récemment de se créer à partir d'une nébuleuse sombre et froide de gaz et de poussière.

Les études avec ALMA et d'autres télescopes ont déjà permis de détecter des signes évidents de formation planétaire dans cette région, bien que des observations de plus haute résolution permettraient probablement de dévoiler des structures similaires à celles de l'étoile HL Tauri qui est d'un âge similaire.

Les astronomes savent depuis quelque temps que ces nuages interstellaires sombres et froids sont des facteurs très efficaces pour les molécules organiques complexes – incluant un groupe de molécules connues sous le nom de cyanures.

Les cyanures et plus particulièrement les cyanures de méthyle sont importants car ils contiennent des liens carbone-azote qui sont essentiels pour la formation des acides aminés, la fabrication des protéines et des briques élémentaires de la vie.

Jusqu'à maintenant on n'a toutefois pas bien compris si ces mêmes molécules organiques complexes peuvent se former et survivre facilement dans l'environnement énergétique des très jeunes systèmes solaires en formation, où les chocs et les radiations peuvent facilement casser les liens chimiques.

En utilisant la remarquable sensibilité d'ALMA [2] les astronomes peuvent constater, avec les dernières observations, que ces molécules peuvent non seulement survivre, mais qu'elles prospèrent.

Un point important à noter est que les molécules détectées par ALMA sont bien plus abondantes que ce qui aurait été trouvé dans des nuages interstellaires.

Ceci indique que les disques protoplanétaires sont très efficaces pour former des molécules organiques complexes et qu'ils sont également capables de les former sur des échelles de temps relativement courtes [3].

Quand ce système va évoluer, les astronomes supposent qu'il est possible que les molécules organiques, conservées en toute sécurité dans les comètes et autres corps glacés, puissent être transportées par la suite vers des environnements plus propices au développement de la vie.

« Grâce à l'étude des exoplanètes, nous savons que le Système Solaire n'est pas unique en son genre, que ce soit par son nombre de planètes ou par l'abondance d'eau » conclut Karin Öberg.

« Nous savons maintenant que nous ne sommes pas unique en ce qui concerne la chimie organique.

Une fois de plus nous avons appris que nous ne sommes pas spéciaux. Du point de vue de la vie dans l'Univers, c'est une grande nouvelle. »


Note(s) :

[1] Cette étoile n'a qu'un million d'année d'existence. En comparaison, le Soleil a plus de quatre milliards d'années. Le nom de MWC 480 fait référence au catalogue du Mount Wilson d'étoiles A et B avec des raies d'hydrogène brillantes dans leur spectre.

[2]ALMA est capable de détecter les faibles radiations des longueurs d'onde millimétriques qui sont naturellement émises par les molécules dans l'espace.

Pour ces observations les plus récentes, les astronomes n'ont utilisé qu'une partie des 66 antennes d'ALMA alors que le télescope était dans une configuration de plus faible résolution.

Les futures études de ce disque protoplanétaire, mais aussi d'autres disques avec ALMA dans sa configuration optimale révèleront encore plus de détails sur l'évolution chimique et structurelle des étoiles et des planètes.

[3] Cette formation rapide est essentielle pour s'affranchir des forces qui autrement pourraient casser les molécules.

Aussi, ces molécules ont été détectées dans une partie relativement sereine du disque, entre environ 4,5 et 15 milliards de kilomètres de l'étoile centrale.

Bien que très éloignée des caractéristiques du Système Solaire, dans les échelles de dimensions de MWC 480, ce serait en plein cœur de la zone de formation des comètes.

Plus d'informations :

Cette recherche a été présentée dans un article intitulé “The Cometary Composition of a Protoplanetary Disk as Revealed by Complex Cyanides” par K.I. Öberg et al., publié dans l'édition du 9 avril 2015 de la revue Nature.

L'équipe est composée de Karin I. Öberg (Harvard-Smithsonian Centre for Astrophysics, Cambridge, Massachusetts, USA), Viviana V. Guzmán (Harvard-Smithsonian Centre for Astrophysics), Kenji Furuya (Leiden Observatory, Leiden University, Leiden, Pays Bas),

Chunhua Qi (Harvard-Smithsonian Centre for Astrophysics), Yuri Aikawa (Kobe University, Kobe, Japon), Sean M. Andrews (Harvard-Smithsonian Centre for Astrophysics), Ryan Loomis (Harvard-Smithsonian Centre for Astrophysics) et David J. Wilner (Harvard-Smithsonian Centre for Astrophysics).

Le Vaste Réseau (Sub-)Millimétrique de l'Atacama (ALMA), une installation astronomique internationale, est le fruit d'un partenariat entre l'ESO, la U.S. National Science Foundation (NSF) et le National Institutes of Natural Sciences (NINS) du Japon en coopération avec le Chili.

ALMA est financé par l'Observatoire Européen Austral (ESO) pour le compte de ces Etats membres, la NSF en coopération avec le National Research Council du Canada (NRC), le National Science Council of Tawain (NSC) et le NINS en coopération avec l'Academia Sinica (AS) in Taiwan et le Korea Astronomy and Space Science Institute (KASI).

La construction et la gestion d'ALMA sont supervisées par l'ESO pour le compte de ses Etats membres, par le National Radio Astronomy Observatory (NRAO), dirigé par Associated Universities, Inc (AUI) en Amérique du Nord, et par le National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ) pour l'Asie de l'Est.

L'Observatoire commun ALMA (JAO pour Joint ALMA Observatory) apporte un leadership et un management unifiés pour la construction, la mise en service et l'exploitation d'ALMA.

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde.

L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.

L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques.

L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie.

L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor.

À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge.

C'est le plus grand télescope pour les grands sondages.

Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire.

ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation.

L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».

Liens :

- L'article scientifique dans Nature

- Photos d'ALMA

Source : ESO http://www.eso.org/public/france/news/eso1513/

http://pgj-new.pagesperso-orange.fr/0415-nouvelles.htm

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

Amicalement

Samedi 25 Avril 2015 à 06h08 dans AccueilPoster un commentaire
Horloge
Moteur de recherche